Le « meilleur pote » de ma femme est allé trop loin

NovelMaster Terminé
Romance 现实主义-Realistic男频-Male Fiction重生-Reborn

Pendant qu'on était dans le jacuzzi, le meilleur ami de ma femme m'a soudainement poussé sous l'eau. Il a tiré sur mon maillot de bain, le déchirant net pour m'exposer devant tout le monde. Puis, il a pointé du doigt la tache de naissance sur mes fesses en éclatant de rire. « Une voyante a dit à Camille que cette tache prouve qu'il était un gros porc dans son autre vie ! » « Mon Dieu, Camille, le paquet de ton mari est tellement minuscule comparé au mien. Comment tu fais pour supporter ça ? Haha... Dis-moi, tu préfères lequel ? Le mien ou le sien ? » J'ai lutté pour me relever, tentant instinctivement de me cacher. Lui s'est contenté d'un sourire narquois, avant de lâcher d'un ton provocateur : « Ne te fais pas de fausses idées ! Au début, elle ne savait rien faire au lit. C'est moi qui lui ai appris à faire plaisir à un homme ! » « Entre meilleurs potes, pas de secrets. J'en sais bien plus que tu ne le crois ! » Mon esprit s'est vidé d'un coup. J'ai fixé Camille, totalement sous le choc. Elle restait là, un sourire en coin, sans s'en soucier le moins du monde. Ce n'est que lorsqu'elle a remarqué mon regard noir qu'elle a lancé d'un ton détaché : « Bon, Bastien, arrête de le taquiner. Tu sais bien qu'il prend tout au premier degré. » Elle parlait à Bastien. Mais il n'y avait pas la moindre trace de reproche dans sa voix. Au contraire, elle me faisait passer pour le rabat-joie de service. Bastien m'a jeté un coup d'œil. Voyant ma mâchoire serrée, il a marmonné des excuses à moitié sincères : « C'est bon, c'est bon, ma faute, okay ? » Puis il a ajouté entre ses dents : « Pas de quoi en faire tout un plat. Camille me raconte tout. Elle m'a même dit combien de positions vous avez faites hier soir. » « Même le soir de votre mariage, elle était en appel de groupe sur Snapchat avec nous. On a pratiquement tout entendu ! » Même s'il parlait à voix basse, le spa était silencieux. Chaque mot a résonné distinctement dans mes oreilles. Je tremblais de rage. Je n'aurais jamais pu imaginer une situation aussi répugnante. Sentant la tension monter, les copines de Camille se sont empressées d'intervenir : « Désolée, Nathan. Bastien traîne tout le temps avec nous, les filles. Il n'a aucun filtre, ne le prends pas personnellement. » « Oui, Nathan. Bastien dit toujours qu'il aimerait être un peu plus comme toi. Il ne pensait vraiment pas à mal. » Bastien ne pensait pas à mal ? C'était la pire blague que j'avais entendue de toute ma vie. J'ai ignoré le groupe pour planter mes yeux dans ceux de Camille. « C'est ce que tu penses, toi aussi ? » ai-je demandé froidement. Elle a froncé les sourcils, s'est tournée vers Bastien et a aboyé : « Ferme ta boîte ! » La voir prendre ma défense m'a soulagé pendant une fraction de seconde. Mais l'instant d'après, Bastien piquait déjà sa crise : « C'est vraiment nécessaire de réagir comme ça ? J'ai juste dit la vérité. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? » « Entre mecs, vous parlez bien de ce genre de trucs, non ? » Il geignait, jouant les victimes parfaites. Camille m'a tiré par le bras. Elle a insisté : « Écoute, Bastien s'emporte vite, il est comme ça avec tout le monde. Laisse couler, Nathan. » Laisser couler ? Et pourquoi diable devrais-je laisser couler ? J'ai lâché un rire glacial. « Moi, je ne laisse rien couler », ai-je répliqué, la voix blanche. Avant qu'ils ne comprennent ce qui se passait, j'ai attrapé Bastien, lui ai plongé la tête sous l'eau et lui ai arraché son maillot de bain. Il m'a repoussé en essayant désespérément de cacher son entrejambe, mais le mal était fait. Il était totalement à poil. Une vague de satisfaction m'a envahi. J'ai ricané : « Je comprends mieux pourquoi tu ne traînes qu'avec des filles. Avec un corps pareil, tu ne donnerais envie à personne, même toutes lumières éteintes ! » Je lui renvoyais simplement la monnaie de sa pièce. Bastien a perdu la tête et a foncé sur moi. Camille a été plus rapide : elle a retiré sa propre serviette pour l'enrouler autour de lui, le prenant dans ses bras par derrière pour le retenir. Leurs peaux nues étaient collées l'une contre l'autre. Ils avaient l'air d'un couple en parfaite symbiose. J'ai détourné le regard, le cœur gelé. Pourtant, Camille semblait complètement inconsciente de l'obscénité de la scène. Elle me hurlait dessus : « Si Bastien n'avait pas eu la gentillesse de t'inviter, tu ne serais même pas dans ce complexe ! » « Excuse-toi auprès de lui tout de suite, et on oublie tout ! » « Il rigolait, et toi tu le fous à poil devant tout le monde. Regarde-toi ! » « Il a le sang chaud, qui sait ce qu'il va faire s'il reste énervé ? » Je la fixais avec un profond dégoût. « Tu sais quoi ? Moi aussi, j'ai le sang chaud. » Je ne me suis jamais laissé marcher sur les pieds. Puisqu'elle voulait jouer sale, elle allait assumer les retombées. Sans crier gare, j'ai décoché un coup de pied magistral en plein entre les jambes de Bastien. Il s'est écroulé en deux, se tenant l'entrejambe en hurlant que j'étais un grand malade. « De toute façon, elle n'est pas beaucoup plus grosse que la mienne », ai-je balancé. Je suis sorti du bassin, me suis rhabillé et j'ai quitté le complexe hôtelier. Hors de question de perdre une seconde de plus avec ces minables. Une fois dehors, j'ai sorti mon téléphone et appelé mon amie d'enfance, Sarah, qui se trouvait être avocate spécialisée dans les divorces. « Sarah », lui ai-je dit. « Je divorce de Camille. »Camille et moi, on s'était rencontrés lors d'une soirée entre collègues, au cours d'un jeu action ou vérité. Elle avait récupéré mon contact et m'avait couru après sans relâche. Petit à petit, elle m'avait séduit, et on s'était mis ensemble. Deux ans de relation, puis un peu plus d'un an de mariage. Près de quatre ans de vie commune. Mais avant tout ce bordel, j'ignorais totalement qu'elle traînait un « meilleur ami » aussi toxique dans ses pattes. J'ai découvert l'existence de Bastien le soir de notre premier anniversaire de mariage. Elle m'avait dit qu'elle s'absentait aux toilettes pour passer un coup de fil. En réalité, elle s'était éclipsée pour aller apporter des préservatifs à Bastien, et n'était jamais rentrée de la nuit. Le lendemain, on avait eu une dispute monumentale. Elle l'avait bloqué sous mes yeux en me jurant de garder ses distances avec tous les hommes. Mais à peine deux mois plus tard, elle passait une nouvelle nuit dehors, à picoler jusqu'à s'endormir à ses côtés. J'avais essayé de me convaincre que ce n'était rien, jusqu'au lendemain matin, où j'ai reçu une photo d'eux dormant dans le même lit. Camille s'était immédiatement effondrée en larmes pour supplier mon pardon. « C'était l'anniversaire d'une copine ! Tout le monde dormait sur place, je ne pouvais pas le virer de la chambre ! » « J'avais trop bu, je ne me rappelle de rien. » « Mais je te jure que je ne te tromperais jamais. Bastien, c'est comme une copine pour moi. Même s'il se mettait tout nu devant moi, ça ne me ferait strictement rien ! » Comme un idiot, j'avais pardonné. Mais cet incident était resté en travers de ma gorge, comme si j'avais avalé une mouche. Impossible à digérer, impossible à vomir. Une erreur, ça arrive. Deux erreurs, passe encore. Trois ? C'est terminé. Mais Sarah avait raison : divorcer n'est pas si simple. Si Camille refusait de signer, il faudrait aller au tribunal et apporter des preuves irréfutables de son infidélité. J'avais pris ma journée pour l'attendre à l'appartement et régler ça à l'amiable. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils m'apportent les preuves sur un plateau d'argent. Camille est rentrée en soutenant littéralement Bastien. À peine la porte franchie, Bastien a commencé à geindre de sa voix doucereuse et passive-agressive : « Nathan, tu as fait ton malin hier, mais tu as la moindre idée de ce que j'endure à cause de toi ? » Je le savais très bien. J'ai toujours été costaud — je monte des packs d'eau sur dix étages sans même être essoufflé. Sous le coup de la colère, j'avais frappé avec la ferme intention de briser sa virilité. L'avais-je réellement rendu infirme ? J'ai jeté un regard dégoûté vers son pantalon. J'ai ressenti un quart de seconde de culpabilité avant de m'en féliciter intérieurement. Camille a remarqué mon regard et a aboyé : « Nathan ! » Je me suis repris et m'apprêtais à poser le sujet du divorce sur la table, mais Camille m'a coupé l'herbe sous le pied : « À partir d'aujourd'hui, je vais aider Bastien pour ses séances de rééducation. » « Le médecin a dit qu'il avait besoin de stimulations pour retrouver ses fonctions, sinon il sera impuissant pour le reste de sa vie ! » Magnifique. C'était tout simplement grandiose. J'ai ravalé une envie irrépressible d'applaudir et j'ai demandé d'un air faussement curieux : « Ah oui ? Et le médecin t'a précisé exactement ce que tu devais faire ? » « Évidemment, espèce de— » Avant qu'elle ne finisse, je l'ai interrompue : « Pourquoi vous ne me feriez pas une démonstration tout de suite ? Je vais filmer avec mon téléphone, histoire d'apprendre moi aussi. »Ils se sont tous les deux figés. Ils ne s'attendaient visiblement pas à ce que je me montre aussi « compréhensif ». Bastien a jeté un regard à la fois timide et satisfait à Camille, feignant d'hésiter : « Je ne sais pas, Camille... Et si Nathan s'énerve et se venge sur toi après ? » Il essayait clairement de rappeler ma prétendue « violence » de la veille pour attiser sa rancœur contre moi. Le visage de Camille s'est assombri. « Qu'est-ce qu'on en a à faire ? On est meilleurs amis. On n'a rien à cacher. » Elle s'est assise sur le canapé et a fait signe à Bastien de commencer, en me lançant un regard de défi. Mais après une nuit entière de réflexion, cette femme était déjà morte à mes yeux. Une fille pareille ne méritait même plus ma colère. J'ai allumé la caméra de mon téléphone. Puis, Camille a glissé sa main directement dans le pantalon de Bastien. C'était franchement écœurant. J'ai maintenu le téléphone à hauteur, mais j'ai tourné la tête, laissant mes pensées dériver. J'ai fait abstraction de leurs petits rires étouffés et de leurs propos graveleux. Je ne sais pas combien de temps a passé, quand Bastien a soudain lâché : « Pourquoi il n'y a toujours aucune réaction ? » Puis il a plaisanté : « Camille, mets-y un peu du tien ! » « C'est toi qui es nul ! Dis-moi que je suis ta reine, peut-être que ça marchera ! » « Tais-toi, il y a quelqu'un dans la pièce ! » Une moue de mépris m'a échappé. Sérieusement, comparé à ces deux-là, j'avais vraiment l'air d'un intrus. Mais il n'avait pas tort : j'allais bientôt dégager de sa vie pour de bon. Très vite, ils ont oublié que j'étais là, et leurs gestes sont devenus de plus en plus déplacés. Finalement, Camille a retiré sa main. « Je suis fatiguée. » J'ai coupé l'enregistrement et balancé d'une voix neutre : « Eh bien, maintenant je vous crois quand vous dites que vous êtes juste potes. Sinon, comment elle pourrait te tripoter sans ressentir absolument rien ? » Ils m'avaient servi cette excuse tellement de fois. Mais l'entendre sortir de ma bouche les a fait pâlir d'un coup. Bastien s'est emporté, piqué au vif : « Qu'est-ce que tu y connais ? C'est toujours elle qui me faisait plaisir, pas l'inverse ! » « Si je ne l'avais pas entraînée et si je ne lui avais pas donné de l'expérience, tu crois que tu aurais pris autant de plaisir au lit avec elle ? » Du plaisir ? Plutôt des haut-le-cœur. Il s'est levé, hors de lui. « J'ai la gentillesse de lui apprendre des trucs, et monsieur se permet d'être sarcastique. Je me casse ! » Il m'a lancé un regard chargé de sous-entendus, puis s'est tourné vers ma femme : « Si tu veux toujours m'aider, Camille, rejoins-moi à notre endroit habituel. » Une fois Bastien parti, Camille m'a fusillé du regard. « Tu es content de toi, maintenant ? » Je voyais bien qu'elle était réellement déstabilisée. D'habitude, elle cherchait toujours à inventer des bobards pour sauver les apparences. Là, elle n'essayait même plus de faire semblant. « Il a juste dit la vérité. Tu étais obligé d'en arriver aux mains hier ? » « Et puis d'abord, ton— » Je l'ai coupée net. « Camille, divorçons. » Elle s'est figée, me fixant avec de grands yeux écarquillés. « Qu'est-ce que tu viens de dire ? » Avant que j'aie pu répéter, elle s'est mise à brailler : « Pas question ! Je refuse ! » « Très bien. Si tu refuses à l'amiable, je dépose une requête au tribunal. La vidéo que je viens d'enregistrer fera une excellente pièce à conviction. »Un silence de mort est tombé sur le salon. Son visage s'est décomposé. De toute évidence, elle ne m'avait pas vu venir avec cette carte-là. Pourtant, elle a tenté un coup de bluff. « Nathan ! Tu as bousillé Bastien, et maintenant tu veux me jeter ? Laisse-moi te dire un truc, tu ne t'en sortiras pas comme ça ! » « Si tu oses m'attaquer en divorce, je porte plainte contre toi pour violences conjugales ! » Je ne m'attendais pas à ce qu'elle réagisse avec autant de venin. Mais peu importait : je ne reculerais sous aucun prétexte. Ce mariage était fini. Au pire, je ferais fuiter la vidéo en ligne pour ruiner définitivement sa réputation. J'ai préféré d'abord en parler avec Sarah. Voyant mon silence, Camille a cru que j'avais la trouille. « Réfléchis bien », a-t-elle ricané avant de franchir la porte d'entrée — probablement pour courir après Bastien. Je m'en fichais éperdument. J'ai envoyé un message à Sarah pour qu'on déjeune ensemble afin de préparer le dossier. Le monde est vraiment minuscule. À peine installé dans le restaurant, j'ai entendu une voix familière dans mon dos. C'était Camille, Bastien et toute leur bande d'amis. Sarah m'a regardé d'un air interrogateur. J'ai secoué la tête, lui faisant signe de rester silencieuse pour l'instant. Juste après notre commande, la voix de Camille nous est parvenue, forte et claire, depuis le box juste derrière le nôtre : « Putain, il a osé me demander le divorce ! » « Si j'avais su que c'était un bâtard aussi coincé et radin, je ne lui aurais jamais dit oui. Sa tache de naissance dégueulasse sur le cul... J'ai été bien assez gentille de ne pas être dégoûtée par son corps, et monsieur a le culot d'exiger la séparation ? » Ma tache de naissance était effectivement assez large et pas très esthétique. Mais comme elle était sur mes fesses, je ne la voyais presque jamais et je m'en foutais royalement. Ce n'était pas un trophée, alors je n'en avais jamais parlé à personne. Sauf à ma femme, bien entendu. Avant le mariage, je m'étais confié à elle à cœur ouvert. Je me souvenais encore de sa voix mielleuse de l'époque : « Je t'aime, Nathan. Tout entier. Rien ne pourrait me dégoûter chez toi. » Elle m'avait juré qu'elle aimait chaque centimètre de ma peau. Et aujourd'hui, elle me traînait dans la boue. Derrière moi, les voix continuaient de fuser. « Franchement, Camille, largue-le. Tu as Bastien. Lui au moins, il ne te jugera jamais sur ton passé. » « Grave ! Vous vous souvenez de votre pacte ? Si vous n'étiez pas mariés à trente ans, vous finiriez ensemble. Il n'est pas trop tard ! » « Qu'est-ce qu'il a de si génial, ce Nathan, de toute façon ? » C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Sarah s'est levée si violemment que les pieds de sa chaise ont crissé contre le sol, attirant instantanément tous les regards sur nous.

Chapitres (4)

第1章

Pendant qu'on était dans le jacuzzi, le meilleur ami de ma femme m'a soudainement poussé sous l'eau. Il a tiré sur mon maillot de bain, le déchirant net pour m'exposer devant tout le monde. Puis, il a pointé du doigt la tache de naissance sur mes fesses en éclatant de rire. « Une voyante a dit à Camille que cette tache prouve qu'il était un gros porc dans son autre vie ! » « Mon Dieu, Camille, le paquet de ton mari est tellement minuscule comparé au mien. Comment tu fais pour supporter ça ? Haha... Dis-moi, tu préfères lequel ? Le mien ou le sien ? » J'ai lutté pour me relever, tentant instinctivement de me cacher. Lui s'est contenté d'un sourire narquois, avant de lâcher d'un ton provocateur : « Ne te fais pas de fausses idées ! Au début, elle ne savait rien faire au lit. C'est moi qui lui ai appris à faire plaisir à un homme ! » « Entre meilleurs potes, pas de secrets. J'en sais bien plus que tu ne le crois ! » Mon esprit s'est vidé d'un coup. J'ai fixé Camille, totalement sous le choc. Elle restait là, un sourire en coin, sans s'en soucier le moins du monde. Ce n'est que lorsqu'elle a remarqué mon regard noir qu'elle a lancé d'un ton détaché : « Bon, Bastien, arrête de le taquiner. Tu sais bien qu'il prend tout au premier degré. » Elle parlait à Bastien. Mais il n'y avait pas la moindre trace de reproche dans sa voix. Au contraire, elle me faisait passer pour le rabat-joie de service. Bastien m'a jeté un coup d'œil. Voyant ma mâchoire serrée, il a marmonné des excuses à moitié sincères : « C'est bon, c'est bon, ma faute, okay ? » Puis il a ajouté entre ses dents : « Pas de quoi en faire tout un plat. Camille me raconte tout. Elle m'a même dit combien de positions vous avez faites hier soir. » « Même le soir de votre mariage, elle était en appel de groupe sur Snapchat avec nous. On a pratiquement tout entendu ! » Même s'il parlait à voix basse, le spa était silencieux. Chaque mot a résonné distinctement dans mes oreilles. Je tremblais de rage. Je n'aurais jamais pu imaginer une situation aussi répugnante. Sentant la tension monter, les copines de Camille se sont empressées d'intervenir : « Désolée, Nathan. Bastien traîne tout le temps avec nous, les filles. Il n'a aucun filtre, ne le prends pas personnellement. » « Oui, Nathan. Bastien dit toujours qu'il aimerait être un peu plus comme toi. Il ne pensait vraiment pas à mal. » Bastien ne pensait pas à mal ? C'était la pire blague que j'avais entendue de toute ma vie. J'ai ignoré le groupe pour planter mes yeux dans ceux de Camille. « C'est ce que tu penses, toi aussi ? » ai-je demandé froidement. Elle a froncé les sourcils, s'est tournée vers Bastien et a aboyé : « Ferme ta boîte ! » La voir prendre ma défense m'a soulagé pendant une fraction de seconde. Mais l'instant d'après, Bastien piquait déjà sa crise : « C'est vraiment nécessaire de réagir comme ça ? J'ai juste dit la vérité. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? » « Entre mecs, vous parlez bien de ce genre de trucs, non ? » Il geignait, jouant les victimes parfaites. Camille m'a tiré par le bras. Elle a insisté : « Écoute, Bastien s'emporte vite, il est comme ça avec tout le monde. Laisse couler, Nathan. » Laisser couler ? Et pourquoi diable devrais-je laisser couler ? J'ai lâché un rire glacial. « Moi, je ne laisse rien couler », ai-je répliqué, la voix blanche. Avant qu'ils ne comprennent ce qui se passait, j'ai attrapé Bastien, lui ai plongé la tête sous l'eau et lui ai arraché son maillot de bain. Il m'a repoussé en essayant désespérément de cacher son entrejambe, mais le mal était fait. Il était totalement à poil. Une vague de satisfaction m'a envahi. J'ai ricané : « Je comprends mieux pourquoi tu ne traînes qu'avec des filles. Avec un corps pareil, tu ne donnerais envie à personne, même toutes lumières éteintes ! » Je lui renvoyais simplement la monnaie de sa pièce. Bastien a perdu la tête et a foncé sur moi. Camille a été plus rapide : elle a retiré sa propre serviette pour l'enrouler autour de lui, le prenant dans ses bras par derrière pour le retenir. Leurs peaux nues étaient collées l'une contre l'autre. Ils avaient l'air d'un couple en parfaite symbiose. J'ai détourné le regard, le cœur gelé. Pourtant, Camille semblait complètement inconsciente de l'obscénité de la scène. Elle me hurlait dessus : « Si Bastien n'avait pas eu la gentillesse de t'inviter, tu ne serais même pas dans ce complexe ! » « Excuse-toi auprès de lui tout de suite, et on oublie tout ! » « Il rigolait, et toi tu le fous à poil devant tout le monde. Regarde-toi ! » « Il a le sang chaud, qui sait ce qu'il va faire s'il reste énervé ? » Je la fixais avec un profond dégoût. « Tu sais quoi ? Moi aussi, j'ai le sang chaud. » Je ne me suis jamais laissé marcher sur les pieds. Puisqu'elle voulait jouer sale, elle allait assumer les retombées. Sans crier gare, j'ai décoché un coup de pied magistral en plein entre les jambes de Bastien. Il s'est écroulé en deux, se tenant l'entrejambe en hurlant que j'étais un grand malade. « De toute façon, elle n'est pas beaucoup plus grosse que la mienne », ai-je balancé. Je suis sorti du bassin, me suis rhabillé et j'ai quitté le complexe hôtelier. Hors de question de perdre une seconde de plus avec ces minables. Une fois dehors, j'ai sorti mon téléphone et appelé mon amie d'enfance, Sarah, qui se trouvait être avocate spécialisée dans les divorces. « Sarah », lui ai-je dit. « Je divorce de Camille. »

第2章

Camille et moi, on s'était rencontrés lors d'une soirée entre collègues, au cours d'un jeu action ou vérité. Elle avait récupéré mon contact et m'avait couru après sans relâche. Petit à petit, elle m'avait séduit, et on s'était mis ensemble. Deux ans de relation, puis un peu plus d'un an de mariage. Près de quatre ans de vie commune. Mais avant tout ce bordel, j'ignorais totalement qu'elle traînait un « meilleur ami » aussi toxique dans ses pattes. J'ai découvert l'existence de Bastien le soir de notre premier anniversaire de mariage. Elle m'avait dit qu'elle s'absentait aux toilettes pour passer un coup de fil. En réalité, elle s'était éclipsée pour aller apporter des préservatifs à Bastien, et n'était jamais rentrée de la nuit. Le lendemain, on avait eu une dispute monumentale. Elle l'avait bloqué sous mes yeux en me jurant de garder ses distances avec tous les hommes. Mais à peine deux mois plus tard, elle passait une nouvelle nuit dehors, à picoler jusqu'à s'endormir à ses côtés. J'avais essayé de me convaincre que ce n'était rien, jusqu'au lendemain matin, où j'ai reçu une photo d'eux dormant dans le même lit. Camille s'était immédiatement effondrée en larmes pour supplier mon pardon. « C'était l'anniversaire d'une copine ! Tout le monde dormait sur place, je ne pouvais pas le virer de la chambre ! » « J'avais trop bu, je ne me rappelle de rien. » « Mais je te jure que je ne te tromperais jamais. Bastien, c'est comme une copine pour moi. Même s'il se mettait tout nu devant moi, ça ne me ferait strictement rien ! » Comme un idiot, j'avais pardonné. Mais cet incident était resté en travers de ma gorge, comme si j'avais avalé une mouche. Impossible à digérer, impossible à vomir. Une erreur, ça arrive. Deux erreurs, passe encore. Trois ? C'est terminé. Mais Sarah avait raison : divorcer n'est pas si simple. Si Camille refusait de signer, il faudrait aller au tribunal et apporter des preuves irréfutables de son infidélité. J'avais pris ma journée pour l'attendre à l'appartement et régler ça à l'amiable. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils m'apportent les preuves sur un plateau d'argent. Camille est rentrée en soutenant littéralement Bastien. À peine la porte franchie, Bastien a commencé à geindre de sa voix doucereuse et passive-agressive : « Nathan, tu as fait ton malin hier, mais tu as la moindre idée de ce que j'endure à cause de toi ? » Je le savais très bien. J'ai toujours été costaud — je monte des packs d'eau sur dix étages sans même être essoufflé. Sous le coup de la colère, j'avais frappé avec la ferme intention de briser sa virilité. L'avais-je réellement rendu infirme ? J'ai jeté un regard dégoûté vers son pantalon. J'ai ressenti un quart de seconde de culpabilité avant de m'en féliciter intérieurement. Camille a remarqué mon regard et a aboyé : « Nathan ! » Je me suis repris et m'apprêtais à poser le sujet du divorce sur la table, mais Camille m'a coupé l'herbe sous le pied : « À partir d'aujourd'hui, je vais aider Bastien pour ses séances de rééducation. » « Le médecin a dit qu'il avait besoin de stimulations pour retrouver ses fonctions, sinon il sera impuissant pour le reste de sa vie ! » Magnifique. C'était tout simplement grandiose. J'ai ravalé une envie irrépressible d'applaudir et j'ai demandé d'un air faussement curieux : « Ah oui ? Et le médecin t'a précisé exactement ce que tu devais faire ? » « Évidemment, espèce de— » Avant qu'elle ne finisse, je l'ai interrompue : « Pourquoi vous ne me feriez pas une démonstration tout de suite ? Je vais filmer avec mon téléphone, histoire d'apprendre moi aussi. »

第3章

Ils se sont tous les deux figés. Ils ne s'attendaient visiblement pas à ce que je me montre aussi « compréhensif ». Bastien a jeté un regard à la fois timide et satisfait à Camille, feignant d'hésiter : « Je ne sais pas, Camille... Et si Nathan s'énerve et se venge sur toi après ? » Il essayait clairement de rappeler ma prétendue « violence » de la veille pour attiser sa rancœur contre moi. Le visage de Camille s'est assombri. « Qu'est-ce qu'on en a à faire ? On est meilleurs amis. On n'a rien à cacher. » Elle s'est assise sur le canapé et a fait signe à Bastien de commencer, en me lançant un regard de défi. Mais après une nuit entière de réflexion, cette femme était déjà morte à mes yeux. Une fille pareille ne méritait même plus ma colère. J'ai allumé la caméra de mon téléphone. Puis, Camille a glissé sa main directement dans le pantalon de Bastien. C'était franchement écœurant. J'ai maintenu le téléphone à hauteur, mais j'ai tourné la tête, laissant mes pensées dériver. J'ai fait abstraction de leurs petits rires étouffés et de leurs propos graveleux. Je ne sais pas combien de temps a passé, quand Bastien a soudain lâché : « Pourquoi il n'y a toujours aucune réaction ? » Puis il a plaisanté : « Camille, mets-y un peu du tien ! » « C'est toi qui es nul ! Dis-moi que je suis ta reine, peut-être que ça marchera ! » « Tais-toi, il y a quelqu'un dans la pièce ! » Une moue de mépris m'a échappé. Sérieusement, comparé à ces deux-là, j'avais vraiment l'air d'un intrus. Mais il n'avait pas tort : j'allais bientôt dégager de sa vie pour de bon. Très vite, ils ont oublié que j'étais là, et leurs gestes sont devenus de plus en plus déplacés. Finalement, Camille a retiré sa main. « Je suis fatiguée. » J'ai coupé l'enregistrement et balancé d'une voix neutre : « Eh bien, maintenant je vous crois quand vous dites que vous êtes juste potes. Sinon, comment elle pourrait te tripoter sans ressentir absolument rien ? » Ils m'avaient servi cette excuse tellement de fois. Mais l'entendre sortir de ma bouche les a fait pâlir d'un coup. Bastien s'est emporté, piqué au vif : « Qu'est-ce que tu y connais ? C'est toujours elle qui me faisait plaisir, pas l'inverse ! » « Si je ne l'avais pas entraînée et si je ne lui avais pas donné de l'expérience, tu crois que tu aurais pris autant de plaisir au lit avec elle ? » Du plaisir ? Plutôt des haut-le-cœur. Il s'est levé, hors de lui. « J'ai la gentillesse de lui apprendre des trucs, et monsieur se permet d'être sarcastique. Je me casse ! » Il m'a lancé un regard chargé de sous-entendus, puis s'est tourné vers ma femme : « Si tu veux toujours m'aider, Camille, rejoins-moi à notre endroit habituel. » Une fois Bastien parti, Camille m'a fusillé du regard. « Tu es content de toi, maintenant ? » Je voyais bien qu'elle était réellement déstabilisée. D'habitude, elle cherchait toujours à inventer des bobards pour sauver les apparences. Là, elle n'essayait même plus de faire semblant. « Il a juste dit la vérité. Tu étais obligé d'en arriver aux mains hier ? » « Et puis d'abord, ton— » Je l'ai coupée net. « Camille, divorçons. » Elle s'est figée, me fixant avec de grands yeux écarquillés. « Qu'est-ce que tu viens de dire ? » Avant que j'aie pu répéter, elle s'est mise à brailler : « Pas question ! Je refuse ! » « Très bien. Si tu refuses à l'amiable, je dépose une requête au tribunal. La vidéo que je viens d'enregistrer fera une excellente pièce à conviction. »

第4章

Un silence de mort est tombé sur le salon. Son visage s'est décomposé. De toute évidence, elle ne m'avait pas vu venir avec cette carte-là. Pourtant, elle a tenté un coup de bluff. « Nathan ! Tu as bousillé Bastien, et maintenant tu veux me jeter ? Laisse-moi te dire un truc, tu ne t'en sortiras pas comme ça ! » « Si tu oses m'attaquer en divorce, je porte plainte contre toi pour violences conjugales ! » Je ne m'attendais pas à ce qu'elle réagisse avec autant de venin. Mais peu importait : je ne reculerais sous aucun prétexte. Ce mariage était fini. Au pire, je ferais fuiter la vidéo en ligne pour ruiner définitivement sa réputation. J'ai préféré d'abord en parler avec Sarah. Voyant mon silence, Camille a cru que j'avais la trouille. « Réfléchis bien », a-t-elle ricané avant de franchir la porte d'entrée — probablement pour courir après Bastien. Je m'en fichais éperdument. J'ai envoyé un message à Sarah pour qu'on déjeune ensemble afin de préparer le dossier. Le monde est vraiment minuscule. À peine installé dans le restaurant, j'ai entendu une voix familière dans mon dos. C'était Camille, Bastien et toute leur bande d'amis. Sarah m'a regardé d'un air interrogateur. J'ai secoué la tête, lui faisant signe de rester silencieuse pour l'instant. Juste après notre commande, la voix de Camille nous est parvenue, forte et claire, depuis le box juste derrière le nôtre : « Putain, il a osé me demander le divorce ! » « Si j'avais su que c'était un bâtard aussi coincé et radin, je ne lui aurais jamais dit oui. Sa tache de naissance dégueulasse sur le cul... J'ai été bien assez gentille de ne pas être dégoûtée par son corps, et monsieur a le culot d'exiger la séparation ? » Ma tache de naissance était effectivement assez large et pas très esthétique. Mais comme elle était sur mes fesses, je ne la voyais presque jamais et je m'en foutais royalement. Ce n'était pas un trophée, alors je n'en avais jamais parlé à personne. Sauf à ma femme, bien entendu. Avant le mariage, je m'étais confié à elle à cœur ouvert. Je me souvenais encore de sa voix mielleuse de l'époque : « Je t'aime, Nathan. Tout entier. Rien ne pourrait me dégoûter chez toi. » Elle m'avait juré qu'elle aimait chaque centimètre de ma peau. Et aujourd'hui, elle me traînait dans la boue. Derrière moi, les voix continuaient de fuser. « Franchement, Camille, largue-le. Tu as Bastien. Lui au moins, il ne te jugera jamais sur ton passé. » « Grave ! Vous vous souvenez de votre pacte ? Si vous n'étiez pas mariés à trente ans, vous finiriez ensemble. Il n'est pas trop tard ! » « Qu'est-ce qu'il a de si génial, ce Nathan, de toute façon ? » C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Sarah s'est levée si violemment que les pieds de sa chaise ont crissé contre le sol, attirant instantanément tous les regards sur nous.

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